LA QUALITÉ DE L'AIR INTÉRIEUR DANS NOS LIEUX DE VIE

 

L’air intérieur n’est pas toujours de bonne qualité alors que nous restons confinés en moyenne 14 heures par jour. De fait, l'air de nos lieux de vie est souvent plus pollué qu'à l'extérieur. Les sources de pollution peuvent être multiples et résultent de nos modes de vie et de consommation : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d’entretien, peintures etc.

 

Surveillance de la qualité de l'air intérieur


Une réglementation qui cible principalement le formaldéhyde et le benzène est en préparation. Elle vise les établissements accueillant des enfants. C'est un premier pas vers une prise de conscience de cette problématique.

 ©fordesigner.com

En région Bourgogne, avec le concours de l'Agence régionale de la santé (ARS) et de l'Ademe, des études sur l'air intérieur ont pu être menées.

La première concernait divers lieux publics (écoles, mairie, salle de sport, cinéma, bar...). Cette étude a permis de mettre rapidement en évidence l'impact des produits d'entretien, des matériaux, du mobilier et de nos modes de ventilation sur la qualité de l'air intérieur.

 

Une seconde étude concernait le suivi pendant un an de deux crèches. De ce point de vue, l'association ATMOSF'air BOURGOGNE a été pionnière et les résultats ont montré que la qualité de l'air intérieur n'est pas nécessairement liée à la qualité de l'air extérieur et que les variations annuelles ne sont pas négligeables.

 

D'autres études de plus petite envergure ont permis d'augmenter l'expertise d'ATMOSF'air BOURGOGNE.

 

Les polluants de l'air intérieur

 

Les principaux polluants de nos lieux de vie sont :©merelize

  • Les Composés Organiques Volatils tels que le formaldéhyde, émis par les colles, les matières plastiques, les textiles, les papiers, les produits d'entretien et le bois. Il se forme d'autant plus que la température est élevée. Il est également plus présent lorsque des cigarettes se consument dans le lieu clos. Il est suspecté d'être cancérigène et d'être un allergène,
  • les hydrocarbures dont la toxicité est variable, parfois non répertoriée. A haute dose, ils conduisent à des migraines et portent atteinte au système nerveux. Ils sont présents dans les colles, peintures, vernis, encres, produits détachants, les textiles, les carburants, les cires, les caoutchoucs et matières plastiques,
  • le benzène, toluène, xylènes et styrène sont présents dans les carburants, les caoutchoucs et matières plastiques, les peintures, vernis, colles, encres, cires, résines, colorants, les insecticides, les parfums. Certains d'entre eux sont suspectés d'être ou sont cancérigènes. Dans tous les cas, ils sont susceptibles de porter atteinte au système nerveux et au système digestif. Certains peuvent provoquer des malformations chez l'embryon des mères exposées,
  • le monoxyde de carbone et l'oxyde d'azote est émis lors d'une mauvaise combustion. Il provoque des troubles pouvant aller jusqu'à la mort. Il est inodore et incolore,

  • l'ozone, polluant secondaire, est émis à l'intérieur des bâtiments par des sources locales spécifiques : imprimante laser, photocopieuses anciennes. L'ozone provoque des troubles tels que toux, inconfort thoracique, douleur à l'inspiration profonde. Dans certains cas, il peut être responsable d'essouflement, d'irritation du nez et de la gorge. L'ozone altère aussi la fonction respiratoire, le volume et le débit pulmonaire, 

  • les particules ou poussières de l'air intérieur, peuvent provenir de l'air extérieur (poussières naturelles, pollens, moisissures, fumées, particules fines des gaz d'échappement automobiles...). D'autres sources liées à l'activité des occupants sont aussi présentes à l'intérieur des bâtiments (tabagisme, cuisson des aliments, fonctionnement des appareils de chauffage et de combustion, ménage, bricolage etc. Les effets des particules varient selon leur taille,

  • les pesticides à l'intérieur des bâtiments peuvent être émis par l'utilisation directe de produits contre les insectes, l'émanation des matériaux traités introduits dans le bâtiment ou encore par la proximité de champs traités. Une exposition à long terme à de faibles concentrations de pesticides peut provoquer le développement de certains cancers,

  • les acariens sont des êtres vivants microscopiques qui se développent dans la poussière de maison en se nourrisant de squames de peau humaine. Les patients allergiques peuvent développer de l'asthme qui se manifeste par de la gène respiratoire, des sifflements et de la toux; des rhinites avec écoulement nasal et éternuement; et/ou des allergies oculaires avec des conjonctivites,

  • L'amiante, minéral d'origine naturelle est présent dans de nombreux produits sous forme de fibres très fines. L'amiante pénétre profondément dans l'appareil respiratoire par inhalation. Il peut être responsable du développement de cancer de la plèvre ou du cancer du poumon. L'amiante fait l'objet d'une réglementation qui interdit sa fabrication, son importation, sa mise en vente et son utilisation,

  • le plomb et ses dérivés (sels de plomb, céruse etc.) ont été utilisés durant des siècles dans les peintures, carburants. Au-delà d'un certain seuil, le plomb a des effets biologiques et toxiques sur l'organisme : le saturnisme. Les effets biologiques se manifestent par de l'anémie, des coliques du plomb ou, de façon plus grave, une atteinte du système nerveux central et périphérique. Le plomb fait aujourd'hui l'objet de réglementation.  

  • le radon, gaz radioactif naturel est issu de la désintégration de l'uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. Dans l'air intérieur, le radon provient des émanations du sol sur lequel est construit le bâtiment. Les régions les plus concernées sont celles situées sur les massifs anciens : le centre de la France (dont la Nièvre et la Saône-et-Loire), la Bretagne, les Vosges, les Alpes et la Corse. Le radon d'origine naturelle est la deuxième cause d'irradation après les expositions médicales,   

  • les champs électromagnétiques,

  • les fibres minérales artificielles,

  • la fumée de tabac,

  • l'humidité,

  • les légionelles,

  • les moisissures.

 

QAI dans les Etablissements Recevant du Public

 

Le dispositif réglementaire 2018-2023

La surveillance de la qualité de l'air intérieur dans certains établissements recevant du public sensible est obligatoire. Elle devra être achevée avant le :

 

  • 01/01/2018 pour les établissements d'accueil collectifs d'enfants de moins de 6 ans, les écoles maternelles et élémentaires,
  • 01/01/2020 pour les centres de loisirs, les établissements d'enseignement ou de formation professionnelle du 2nd degré,
  • 01/01/2023 pour les autres établissements.

 

 La nouvelle brochure explicative QAI     //       Le guide pratique QAI

Pour aller plus loin

 

 


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