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QUESTIONS FRÉQUENTES

 

Pollution

 

Qu’est-ce que la pollution de l’air ?

Notre atmosphère se compose à 78% d'azote, à 21% d'oxygène et à 1% de gaz dits rares (argon, néon et hélium, notamment). A ces gaz s'ajoutent d'autres composés (gaz et particules) considérés comme des polluants lorsqu'ils présentent une gêne ou un risque pour la santé et l'environnement.

 

Quelles sont les principales sources de pollution et de gaz à effet de serre en Bourgogne ?

Les quatre sources majeures de rejets, à la fois pour les polluants atmosphériques et pour les gaz à effet de serre, sont :

  • Les transports,

  • le secteur résidentiel et tertiaire, du fait du chauffage,

  • l’agriculture,

  • l'industrie.

En Bourgogne, le trafic routier représente un tiers des rejets de gaz à effet de serre (surtout de CO2), 70% des rejets en oxydes d’azote (NOX), 20% des émissions de particules et 23% des émissions d’hydrocarbures.

Le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage essentiellement) est la première source des émissions d'hydrocarbures (73%).

L’agriculture est responsable d’un tiers des rejets de gaz à effet de serre. Ce secteur produit également 12% des émissions totales en dioxyde d’azote (NOX) et 35% des émissions de particules.

Enfin, l’industrie rejette 28% des émissions de particules.

 

Qu’est-ce que le smog photochimique ?

Le terme « smog » est un amalgame des termes anglais smoke (fumée) et fog (brouillard). Le smog photochimique est un brouillard brunâtre et oxydant qui résulte d'un mélange de particules et de gaz (ozone, PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones, etc.) produits par l'action des rayons du soleil sur certains polluants (oxydes d'azote et hydrocarbures) et dont l'ozone est l'élément principal.

Certaines grandes agglomérations sont bien connues pour leur « smog » photochimique intense : Los Angeles, Athènes, Mexico...

 

Quelles sont les conditions qui conduisent à un épisode de pollution ?

La qualité de l'air dépend en grande partie de l'intensité des émissions polluantes mais aussi de la météorologie qui peut jouer un rôle amplificateur. Les épisodes de pollution peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours.

 

L’absence d’épisode de pollution signifie-t-elle l’amélioration de la qualité de l’air ?

L'absence d'épisode de pollution ne rime pas avec une bonne qualité de l'air.

 

A quel moment de la journée se produisent les pics de pollution ?

  • Pour l'ozone, les pics de pollution s'observent en général en cours ou en fin d'après-midi, lorsque les conditions de température et d'ensoleillement sont les plus favorables à sa formation.

  • Pour le dioxyde d'azote, ces épisodes ont généralement lieu en cours de matinée ou le soir, notamment lors des pointes de trafic.

  • Les épisodes de pollution aux particules peuvent avoir lieu dans les deux cas.

 

Un air odorant est-il toxique?

La majorité des polluants atmosphériques n’a pas d’odeur spécifique. L’ammoniac NH3 ou l’hydrogène sulfuré H2S (odeur d’œuf pourri) sont odorants mais non toxiques à faible dose.

Le monoxyde de carbone CO n’a pas d’odeur, mais peut être mortel en atmosphère confinée.

 

Les pics de pollution sont-ils plus nocifs pour la santé que la pollution de tous les jours?

Les pics de pollution provoquent des effets immédiats en général sans gravité (toux, maux de gorge, maux de tête, irritation des yeux). Mais des conséquences sérieuses (décès anticipé, hospitalisation) sont possibles chez des personnes fragiles. La pollution de tous les jours est celle que nous respirons en permanence. Caractérisée par un mélange complexe de polluants à faible teneur, elle est également associée à des effets immédiats. Elle peut aussi engendrer des effets retardés : aggravation de l'asthme, atteinte du système immunitaire et diminution de la fonction respiratoire. Un excès de risque de cancer a été évoqué pour les particules fines, mais il n'est pas formellement démontré.

 

Je ramasse beaucoup de poussière sur ma terrasse, pourquoi ATMOSF’air Bourgogne ne détecte pas de pics de pollution aux poussières fines ?

Il faut distinguer les retombées de poussières et les particules fines qui restent en suspension dans l’air sous forme d’aérosol. Ces deux polluants n’ont pas le même impact sur la santé humaine.

 

Quelles ont été les concentrations records enregistrés en Bourgogne, pour le dioxyde d’azote, l’ozone, les particules PM10 ?

  • Dioxyde d’azote : 317 µ/m3 le 11/01/2002

  • O3 : 262 µ/m3 le 23/06/2005

  • PM : 238 µ/m3 le 10/11/2000

 

La pollution reste-t-elle localisée là où elle a été émise ?

Un panache de pollution peut s'étendre sur plus de 50 km pour les oxydes d'azote et sur plusieurs centaines de kilomètres pour l'ozone.

 

Surveillance de l’air

 

Qu’est-ce que la LAURE ?

La LAURE est l’abréviation de la Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'Énergie du 30 décembre 1996. Cette loi fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l'air et de l'information du public en France.

 

Quel dispositif de la surveillance de l’air en France ?

La surveillance de la qualité de l'air ambiant est assurée en France par des associations indépendantes comme ATMOSF’air BOURGOGNE (type loi de 1901), chargées pour le compte de l'État et des pouvoirs publics de la mise en œuvre des moyens de surveillance. ATMOSF’air BOURGOGNE est membre d'Atmo-France, la fédération regroupant la trentaine d'associations françaises agréées pour la surveillance de la qualité de l'air sur tout le territoire.

 

Comment sont définis les critères nationaux de la qualité de l’air ?

Les critères nationaux de qualité de l'air sont définis par décrets (objectifs de qualité, valeurs limites et seuils d'alerte, pour toute une gamme de polluants) qui reprennent les directives européennes et les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 

Comment ATMOSF’air BOURGOGNE surveille la qualité de l’air en France ?

La surveillance de la qualité de l'air s'effectue grâce à l'utilisation complémentaire de trois outils :

  • Des stations de mesure qui analysent soit la pollution ambiante loin de la circulation soit la pollution le long des routes.

  • Des campagnes de mesures par laboratoires mobiles et capteurs chimiques pour évaluer l'impact d'une infrastructure, l'exposition individuelle des Bourguignons à la pollution ou les concentrations de polluants qui ne sont pas encore réglementés dans l'air.

  • Des outils de modélisation permettant de faire des cartes de pollution, de prévoir chaque jour la pollution du jour et du lendemain ainsi que son évolution heure par heure, de décrire les niveaux annuels de pollution le long des routes ou d'évaluer l'impact de mesures de réduction.

 

Quel es la fiabilité et la pertinence des indices de la qualité de l’air ?

L'indice ATMO est global, il donne une vision de la pollution urbaine de fond en dehors de l’influence localisée de sources ponctuelles. C’est un indicateur pour le grand public, qui caractérise les teneurs moyennes en polluants sur une journée complète, pour une zone où la pollution est considérée comme homogène (agglomération).

 

Quelle est la différence entre l’indice ATMO et l’indice IQA ?

L’indice ATMO permet de comparer objectivement les lieux les uns aux autres. Il est calculé dans toutes les agglomérations de plus de 100.000 habitants en métropole.

Les Indices de Qualité de l’Air simplifiés (IQA) permettent d’avoir une vision des niveaux de pollution plus localisés et notamment des pointes.

 

L’association est-elle « indépendante » ? Quelle garantie de transparence de l’information ?

L’association est constituée de quatre collèges ayant le même pouvoir de décision et représentant l’ensemble des parties concernées. L’ensemble des adhérents ont accepté le principe incontournable d’une information transparente et objective. Les spécifications techniques ainsi que les informations communiquées sont rigoureusement identiques aux modèles du genre. En outre, la présence d’un collège scientifique et associatif ainsi que le recrutement de personnel qualifié garantissent la qualité et l’impartialité des informations.

 

L’air

 

Quelle est la composition de l’air ?

L’air contient :

  • des gaz (78% d’azote, 21% d’oxygène), et des gaz rares (0,9% d’argo, 0,035% de gaz carbonique),

  • de la vapeur d’eau,

  • des traces de polluants.

 

Qu’est-ce que l’inversion de température ?

Après le coucher du soleil, vers 19h, l’inversion se construit sur les 50 premiers mètres. Le sol continue à se refroidir par rayonnement vers l’atmosphère et ce beaucoup plus rapidement que les couches situées au dessus. Le gradient positif (inversion) culmine à son maximum à la fin de la nuit vers 7h. L’inversion commence à se détruire lorsque l’ensoleillement est devenu suffisant. Vers 12h, le gradient devient supérieur au gradient moyen ce qui permet la diffusion verticale des polluants.

 

Comment se forme l’ozone que nous respirons ?

L'ozone est un polluant « photochimique » formé à partir d'autres polluants et composés organiques volatils sous l'action du rayonnement solaire et par vent faible.

L'ozone est un polluant qui voyage et qui présente de ce fait plutôt une problématique régionale que locale. En effet, comme la pollution issue de l'agglomération influence les zones rurales alentours, l'agglomération peut elle-même subir d'importants phénomènes d'importation d'ozone en provenance d'autres régions, voire d'autres pays. La pollution en ozone importée s'ajoute alors à celle produite localement.

 

Le bon et le mauvais ozone, quel rapport avec le trou de la couche d’ozone ?

A très haute altitude dans l'atmosphère, l'ozone a un rôle protecteur. La couche d'ozone située à plus de 30 km du sol rend la vie possible sur Terre en filtrant les rayons ultraviolets nocifs du soleil. C'est le bon ozone. Certains polluants produits par les activités humaines peuvent le détruire provoquant ainsi le trou dans la couche d'ozone.

Dans la basse atmosphère où l'on vit et l'on respire, l'ozone est également présent naturellement mais en faible quantité. Lorsque sa concentration augmente, il joue alors le rôle d'un polluant, et peut avoir des effets néfastes sur la santé de l'homme, sur les végétaux et les matériaux. Ce « mauvais ozone » ne protège pas des rayons ultraviolets du soleil.

 

Pollution et santé

 

Combien de litres d’air est-ce que je respire par jour ?

Chaque jour, nous respirons en moyenne 15000 litres soit plus de 5,4 millions de litres par an et 17 cl par seconde.

 

En quoi la pollution de l’air nuit-elle à notre santé ?

L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.

Les polluants sont des gaz ou des particules irritants et agressifs qui pénètrent plus ou moins loin dans l'appareil respiratoire et qui peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires tels que :

 

  • Une augmentation des affections respiratoires : bronchiolites, rhino-pharyngites, etc.

  • Une dégradation de la fonction ventilatoire : baisse de la capacité respiratoire, excès de toux ou de crises d'asthme.

  • Une hypersécrétion bronchique.

  • Une augmentation des irritations oculaires.

  • Une augmentation de la morbidité cardio-vasculaire (particules fines).

  • Une dégradation des défenses de l'organisme aux infections microbiennes.

  • Une incidence sur la mortalité à court terme pour affections respiratoires ou cardio-vasculaires (dioxyde de soufre et particules fines).

  • Une incidence sur la mortalité à long terme par effets mutagènes et cancérigènes (particules fines, benzène).

 

Les données de qualité de l'air relevées par les associations de surveillance de la qualité de l'air françaises sont utilisées par des organismes tels que l'InVS (Institut national de veille sanitaire) ou l'ORS (Observatoire régional de la santé) pour évaluer l'impact de cette pollution sur la santé grâce à des études épidémiologiques.

 

Quelles sont les personnes les plus fragiles face à la pollution atmosphérique ?
  • Les enfants, car leurs poumons continuent de se former jusqu'à l'âge de 8 ans.

  • Les femmes enceintes, qui transmettent une partie des polluants respirés à leurs enfants.

  • Les personnes âgées, car la capacité respiratoire diminue dès l'âge de 30 ans.

  • Les asthmatiques, rendus plus sensibles par leur maladie au pouvoir irritant des polluants.

  • Les insuffisants respiratoires et cardiaques, dont la santé est déjà fragilisée.

  • Les fumeurs, dont l'appareil respiratoire est déjà irrité par l'usage du tabac.

 

Comment limiter mon exposition en cas de pics de pollution ?

La situation lors d'un épisode de pollution ne justifie pas de mesure de confinement. Il convient donc de ne pas modifier les pratiques habituelles d'aération et de ventilation. Les personnes souffrant d'une pathologie chronique, asthmatiques, insuffisants respiratoires ou cardiaques doivent respecter rigoureusement leur traitement de fond, être vigilants par rapport à toute aggravation de leur état et ne pas hésiter à consulter leur médecin.

À partir du seuil d'information, il est recommandé de ne pas modifier les activités sportives sauf pour les sujets connus comme étant sensibles ou qui présenteraient une gêne à cette occasion.

À partir du seuil d'alerte, il est recommandé d'éviter les activités sportives intenses.

En cas d'épisode de pollution dû à l'ozone, il est préférable de limiter ses sorties durant les heures les plus chaudes de la journée, lorsque les concentrations de ce polluant sont les plus élevées.

 

Pourquoi vaut-il mieux éviter les activités physiques en cas de pics de pollution ?

Lorsqu’on pratique une activité physique intensive, la quantité d'air que nous respirons est plus importante qu’en temps normal. Exemple : un individu qui marche inhale 15 litres d'air par minute, 40 litres s'il monte un escalier et jusqu'à 100 litres pour des activités d'endurance. Si cet air est pollué, la quantité de pollution inhalée sera donc plus importante.

 

Où et quand vaut-il mieux éviter de faire mon jogging ?

Pendant les heures de pointe, à proximité d'un axe routier (concentrations les plus importantes de dioxyde d'azote, de particules et de benzène) et, en été, au moment de la journée où il fait le plus chaud (concentrations maximales d'ozone), il vaut mieux éviter de faire un effort physique trop intense.

 

Où suis-je le plus exposé à la pollution ?

L’endroit où nous sommes le plus exposé à la pollution est à l'intérieur de l'habitacle d'une voiture. Les niveaux de pollution peuvent y être jusqu'à deux fois plus forts que pour un piéton sur le trottoir.

Les cyclistes sont les plus exposés à la pollution dans le flux de circulation. La qualité de l'air à vélo est néanmoins moins dégradée qu'en voiture, du fait de la possibilité pour le cycliste de s'éloigner du flux de circulation en empruntant les aménagements qui lui sont dédiés (pistes cyclables plus ou moins séparées de la pollution et couloirs de bus).

 

Quel est l’efficacité des masques pour se protéger de la pollution ?

Seuls les masques avec filtres à charbon peuvent avoir une certaine efficacité mais ils n'arrêtent pas les particules fines (qui sont susceptibles de pénétrer le plus profondément dans l'appareil respiratoire) ni de nombreux gaz. Les masques chirurgicaux ou les foulards n'arrêtent eux que les plus grosses particules qui sont également filtrées par le nez.

 

Que puis-je faire au quotidien pour améliorer la qualité de l’air et limiter mon exposition à la pollution ?
  • Pour se déplacer : éviter la voiture (où l'on est le plus exposé à la pollution) pour les trajets de moins de 2km, penser au covoiturage, conduire en souplesse en respectant les limitations de vitesses et en utilisant la climatisation à bon escient, couper le moteur dans les embouteillages.

  • À la maison, limiter le chauffage en hiver (19°C), entretenir l'installation de chauffage et privilégier les énergies renouvelables, minimiser les emballages et favoriser le recyclage des déchets.

Pour limiter son exposition à la pollution :

  • À pied, choisir les rues les moins encombrées et à vélo, emprunter les aménagements qui permettent de s'éloigner du trafic. Éviter les exercices physiques intenses le long des axes routiers les plus importants ou au moment des épisodes de pollution.

  • En voiture, éviter si possible les axes embouteillés et les tunnels.

  • À la maison, limiter l'utilisation des solvants en bricolant, des produits parfumés cosmétiques ou ménagers, des insecticides et surtout aérer chaque jour, de préférence du côté cour plutôt que du côté rue et en dehors des heures de pointe du trafic routier.

 

Mesures mises en place en cas de pollution avérée

 

Comment se définit un épisode de pollution et que fait-on dans ce cas là ?

En Bourgogne, un arrêté préfectoral définit les conditions d'information et d'alerte en cas d'épisode de pollution atmosphérique ainsi que les mesures à mettre en œuvre dans cette situation. La procédure organise une série d'actions et de mesures d'urgence afin de réduire ou de supprimer l'émission de polluants dans l'atmosphère en cas de pointe de pollution atmosphérique. L'objectif est de limiter les effets sur la santé humaine et sur l'environnement.

Elle comporte deux niveaux de gravité croissante : un niveau d'information et de recommandation et un niveau d'alerte.



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